Calculer les conséquences de la crise financière

La crise financière date d’il y a presque 10 ans mais pourtant nous vivons toujours dans son ombre en en subissons encore les conséquences. Mais de quelles conséquences parle-t-on? Dans cet article, nous nous intéresserons au taux de chômage comme indicateur des conséquences néfastes de la crise financière.

Il est très difficile de mesurer le bonheur. La théorie de l’économie du bonheur tente de le faire en montrant, entre autres, que le bonheur de quelqu’un dépend pour beaucoup des gens auxquels il se compare. Cependant, il n’est pas forcément facile de comparer de tels indicateurs, surtout à une échelle mondiale. Un indicateur grandement utilisé permet de donner une idée précise – non sans être parfaite – du bonheur des gens. C’est le fait de détenir ou non un travail. Je pense pouvoir m’avancer sans prendre trop de risques que le bien-être d’un individu dépend grandement de s’il a un emploi ou non.

BREXIT – LE POINT EN MOINS DE 10 MINUTES

Le 23 juin passé, le peuple britannique a voté la sortie de l’Union Européenne. Un mois après, que faut-il retenir de la situation et quelles implications économiques et sociales cette situation inédite implique-t-elle ? Ce court article vous permettra de mettre un peu de l’ordre dans tout ce que l’on peut entendre dans les médias et de synthétiser une information complexe en quelques lignes.

1     Conséquences pour la Grande-Bretagne

1.1       Court terme – l’incertitude

La situation est exceptionnelle, c’est la première fois qu’un pays décide de sortir de l’Union Européenne. Et personne ne sait véritablement ce que cela veut dire. Il existe effectivement un véritable flou concernant les règles commerciales et politiques qui régiront la Grande-Bretagne demain. Et s’il y a bien quelque chose que les marchés n’aiment pas, c’est l’incertitude. Si on veut aller plus loin, on peut se rappeler que des investisseurs déprimés, c’est pas top pour la formation de nouvelles entreprises (est-ce que j’ai véritablement envie d’installer mon entreprise dans un pays dont je ne suis pas sûr de connaître les lois ?), pour les investissements en capitaux et ultimement pour l’emploi. En d’autres mots, cette incertitude va exacerber le ralentissement économique du pays, sachant que la situation actuelle n’est pas forcément terrible. De manière quelque peu ironique, la dévaluation du livre sterling pourrait cependant être bénéfique pour les exportations britanniques. Et oui, si le pound vaut moins, les biens créés en Grande Bretagne sont relativement moins chers pour les autres pays et par conséquent plus compétitifs.

1.2      Moyen à long terme – perte de souveraineté ?

Les arguments phares du camp du « Leave » étaient, parmi d’autres, une volonté de réduire l’immigration et de retrouver une souveraineté perdue. Or, tout porte à penser que ces objectifs sont loin d’être acquis. Le camp du « Leave » a promis une libération des lourdes régulations imposées par Bruxelles. Mais la Grande-Bretagne a besoin du marché unique européen et ne peut pas simplement s’en passer. Or si la Grande-Bretagne veut continuer d’avoir accès au marché européen, il y a fort à parier que Bruxelles n’acceptera pas de laisser filer le principe de libre circulation, véritable pilier de l’UE. Et ceci d’autant plus que l’Union Européenne est prête à faire preuve de fermeté afin de décourager d’autres pays qui pourraient avoir des pensées similaires. On se retrouverait dans un modèle « à la Norvègienne » où le pays, bien qu’en dehors de l’Union doit tout de même accepter la majeure partie des règles européennes sans pouvoir les influencer. Dans un tel scénario, on serait très loin des belles promesses du camp du « Leave » et le gain de souveraineté promis ne serait que très relatif.  Peut-être l’avenir me fera mentir et que la situation tournera à l’avantage des Britanniques mais dans tous les cas, il est absolument clair que la Grande-Bretagne a pris un énorme risque (inconsidéré ?).

2    Conséquences pour la reste de l’Europe

2.1      Un défi politique

Le reste de l’Europe risque lui aussi de pâtir de la situation. Bien qu’il soit probable que Francfort et quelques autres villes bénéficient de quelques relocalisations de banques de la City de Londres, la menace risque d’être de nature politique. Certains prix reflètent déjà l’augmentation de risques liées à une intensification des pressions nationalistes de plusieurs pays. Le grand défi de l’Europe sera de rester unis afin de limiter au maximum ce genre de situations. Il semble cependant clair que la plupart des eurosceptiques critiquent le principe de libre circulation et invoque une « perte de contrôle de leur frontière ». Il pourrait donc être intéressant d’essayer de trouver des solutions sur ce problème en priorité. L’Europe n’est pas parfaite et doit se remodeler afin d’être plus à même de relever les défis actuels. Je ne suis cependant pas convaincu que quitter une Europe imparfaite soit la solution. L’Union Européenne est un magnifique projet qui a permis à l’Europe de retrouver une certaine stabilité et se libérer des erreurs de son Histoire. Voulons-nous vraiment faire marche arrière et retourner à l’époque d’une Europe désunie ?